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6:33, Acyl et Malemort au Divan du Monde (Paris)

Ce jeudi 20 avril au Divan du Monde, Base Productions proposait une belle affiche avec trois groupes français brillants et à la forte personnalité. Ceux qui ont fait le déplacement n’ont pas été déçus par cette soirée atypique, enthousiasmante et très réussie.

Originaire de Cergy-Pontoise, Malemort ouvre les hostilités avec une prestation musclée dans un style que le groupe définit lui-même comme étant du Metal « libre ». Et c’est vrai qu’il est difficile de « classer  » Malemort : punk, metal, thrash, heavy, rock, le groupe refuse de choisir et compose des titres accrocheurs, en français s’il vous plaît, le tout servi par d’excellents musiciens et un chanteur « habité », énergique en diable. Pour cette soirée au Divan du Monde, le groupe a choisi un dress code peu habituel dans le metal, tous ces messieurs portant chemise et même cravate ! Le guitariste habituel a été remplacé au pied levé en raison d’un problème de santé mais la prestation n’en est pas affaiblie pour autant. Complicité, énergie, sollicitation du public, tous les ingrédients sont là pour faire de de ce set une excellente mise en bouche. Malemort va enchaîner les titres à une vitesse effrénée avec une set list faisant la part belle au dernier opus « Ball Trap » (2016). On se bouscule déjà dans la fosse et Xavier, le chanteur, ne pourra résister au plaisir de se payer un petit tour de slam en fin de set, porté par un public conquis. Un groupe extrêmement charismatique qui va faire le bonheur des (nombreux) photographes présents.

Setlist Malemort : Ball Trap –Insoumission – Madame – Brule – Le Domaine –  Japan Airline -Mille Regards – Mon Nom – Carnaval Cannibale -Cabaret Voltaire

Après le metal « libre » de Malemort, c’est le metal « ethnique » d’Acyl qui va envouter le public du Divan du Monde. Est-il encore besoin de présenter Acyl ? Le groupe franco-algérien, dont le 2e album, l’excellent « Aftermath », est sorti en 2016, mélange audacieusement metal brut et musique orientale douce, et ça fonctionne. C’est la 3e fois que j’ai la chance de les voir sur scène et, chaque fois, je suis sous le charme de ce groupe atypique aux membres unis comme les 5 doigts de la main, qui prennent autant de plaisir à headbanguer sur scène sur les passages de metal brut qu’à exécuter une gracieuse chorégraphie dans les moments de musique traditionnelle du Maghreb. L’occasion pour le public de découvrir des instruments inhabituels. Leur musique est riche, parfaitement servie par d’excellents musiciens et un frontman à la voix et à la présence incroyables. La fosse pogote, les slammeurs font leur apparition, puisqu’on vous dit que c’est du metal ! Pour ceux qui ont envie de les revoir ou tout simplement de les découvrir, Acyl se produira de nouveau le 2 juin à Paris.

Setlist Acyl : Finga – Mercurial – The Battle Of Constantine – Intro Guembri – Gibraltar -Head-On Crash – Ungratefulness – Creation Chapter 3: Autonomy

Avec cette excellente première partie, quoiqu’il arrive maintenant on a déjà passé une très bonne soirée. Un changement de scène assez long (le public va s’impatienter un poil) avec un rideau masquant les préparatifs mais derrière lequel l’agitation bat son plein nous laisse augurer que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Je ne connaissais pas la tête d’affiche (honte à moi !) et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai pris une sacrée claque ! La scène metal française ne cesse de me surprendre par sa créativité. Après le metal libre, puis ethnique voilà la metal barré !

Le dernier opus de 6 :33, « Deadly Sins » est sorti depuis deux ans déjà et le groupe a attendu pour créer un véritable spectacle, le Asylum Picture Show 2.0, avec écran au centre de la scène grâce auquel la créativité du combo va exploser. En interaction permanente avec le jeu des musiciens, les saynètes qui vont défiler vont offrir au public bien plus qu’un concert, un véritable spectacle enchanteur pendant lequel on ne s’ennuie pas une minute, servi par un frontman, Rorschach,  totalement barré. Un  coup d’œil aux photos vous donnera un léger aperçu de leur univers. Le show est millimétré, le frontman synchro avec les vidéos, une petite prouesse. Les musiciens, tous masqués, s’ils se font plus discrets que le chanteur omniprésent ( y compris à l’écran mais endossant diverses personnalités), n’en sont pas moins essentiels à la performance et parviennent à laisser transparaître leur personnalité, pas facile lorsqu’on porte un masque empêchant l’expressivité du visage. Inénarrable show, bordel monstre dans la fosse, des slammeurs un peu trop enthousiastes qui vont détériorer allégrement le lights en bord de scène, un peu de castagne dans la fosse nécessitant l’intervention du chanteur un tantinet agacé, un concert bien rock quoi !! Une expérience que je ne saurais que trop vous conseiller de vivre, un show dont on sort reboosté. Je vais de ce pas acheter les albums de 6:33 et rattraper mon retard avant de retourner les voir sur scène, je l’espère bien vite !

Set list 6 :33 : Hellalujah – Giggles, Garlands & Gallows, Pt. 1 (Order Of The Red Nose) – I like it – Black Widow – Burn-In – Ego Fandango – The Walking Fed – Orphan of good manners – I’m a Nerd – Giggles, Garlands & Gallows, Pt. 2 (M.I.D.G.E.T.S.)

Merci aux groupes et à Roger de Base Productions pour cette incroyable soirée que je classe sans hésitation parmi les meilleures de ces derniers mois.

Cat

 

 

 

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