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Interview de Lucia et Maël, du groupe de metal français Akentra

Hard Rock café, le 3 décembre 2015.

AKENTRAFurieux est allé à la rencontre de Lucia et Maël, respectivement chanteuse et guitariste du groupe de metal français Akentra, fondé en 2006,  à l’occasion de la sortie du deuxième album « Alive » en 2014. Pour en savoir plus sur Akentra, la page Facebook du groupe www.facebook.com/Akentra et le lien vers leur site www.akentra.com

Parlez moi un peu des débuts du groupe. Maël tu a l’air trop jeune pour avoir vécu les débuts en 2006.

Maël : J’avais 9 ans en 2006 ! J’ai intégré Akentra en 2014. Je n’ai donc pas participé à l’enregistrement de l’album. Le précédent guitariste, Habib, a quitté le groupe, il a créé sa propre société, son travail ne lui permettait plus de trouver le temps pour les répétitions et les concerts.

Comment as tu été recruté ?

Maël : J’ai joué dans des groupes au lycée et un batteur connaissait Steve (le batteur de Akentra, ndlr) et Lucia et me les a présentés. On a joué un peu avec Steve, on a constaté qu’on s’entendait plutôt bien et quand Habib est parti il m’a demandé si je voulais faire un test. Je me suis tout de suite bien entendu avec tout le monde et ça a fonctionné.

Pas trop compliqué d’intégrer un groupe qui existe déjà depuis un moment ?

Maël : Il faut se réfugier un peu dans les points communs qu’on peut avoir musicalement. La musique c’est intemporel et ça permet de créer des liens sans trop tenir compte de la différence d’âge, entre autre. On est tous d’accord sur certains groupes comme Alter bridge, Korn, le neo metal. Je me suis intégré au fil des répétitions. Il faut être prêt à écouter, à accepter les remarques mais j’ai quand même une liberté d’interprétation pour les solos. Et si j’ai une idée pour le live, je peux la proposer même si je n’ai pas participé à la composition des morceaux.

Tu as déjà participé à un concert avec le groupe ?

Maël : Oui. Plusieurs. En Eure-et-Loire principalement mais on va jouer à Paris au Gibus live en janvier.

Vous faites beaucoup de concerts ? Vous êtes originaires de Normandie. Vous avez un public dans votre région ?

Lucia : Pas assez de concerts malheureusement. C’est compliqué de trouver des dates. D’abord parce qu’il y a de plus en plus de groupes et surtout parce que notre style de musique est hybride, entre rock et metal. On ne peut pas nous faire jouer avec un groupe extrême ni avec un groupe de rock pour lequel on serait trop hard.

Le public pour les concerts rock est présent en Normandie mais il faut aller le chercher.

Vous avez un public qui vous suit depuis le début ?

Lucia : Oui. On a une fan base assez sympa et on voit souvent les mêmes têtes en concert.

Mael intervient : mais il y a de nouvelles têtes en ce moment et qui nous suivent de plus en plus. Ça fait plaisir de voir ces gens qui viennent te voir sur scène et qui finissent par devenir des potes.

Pourquoi avoir fait ce choix de musique hybride ?

Lucia : On aime ça. Pourquoi se l’interdire ? C’est la musique qu’on joue de façon naturelle.

Depuis les débuts du groupe, c’est ce style de musique ?

Lucia : Au début c ‘était un peu différent. Il y avait un clavier qui a ensuite disparu, remplacés par deux guitaristes avec des samples donnant une sonorité plus électro, moins sympho.

4 années séparent les deux albums. Que s’est-il passé pendant ce temps ?

Lucia : On s’est beaucoup interrogés, il a fallu économiser pour financer l’album et on a aussi beaucoup travaillé les morceaux.

La composition a été un travail collectif ?

Lucia : J’écris les textes et les garçons composent la musique. Globalement, nous sommes toujours en accord.

Le choix de l’anglais ?

Lucia : C’est dans cette langue que je suis le plus à l’aise pour écrire. Ça permet d’avoir un petit peu de distance avec les textes. Que mon entourage proche ne comprenne pas forcément,  ça m’arrange parfois.

Y a t il un fil conducteur entre les textes de l’album ?

Lucia : Non pas vraiment, les chansons sont assez indépendantes les unes des autres.

Mais les titres évoquent des titres de film. C’est un hasard ou c’est voulu ?

Lucia : C’était un petit clin d’œil. Au départ ce n’était pas délibéré mais je trouvais que ces titres allaient bien avec le thème de la chanson et bien que les chansons n’aient aucun rapport avec les films, je trouvais ça amusant.

Où l’album est-il distribué ?

Dans les concerts, sur notre site et en téléchargement sur i.tunes.

Comment vous faites vous connaître ? Comment assurez vous la promotion de l’album ? J’ai vu qu’il était sorti en 2014 et j’étais assez surprise que vous soyer ici aujourd’hui pour en assurer la promo si longtemps après sa sortie.

Nous sommes très en retard sur la promo de cet album.

AKENTRA

Et la rencontre avec Roger Weissier qui organise cette journée promo ?

On avait déjà travaillé avec lui sur l’album précédent et sur l’EP. On sait comment fonctionne Roger, que c’est quelqu’un de sérieux, c’est une évidence pour nous de continuer avec lui.

Vous êtes heureux d’être là aujourd’hui même si ça va être une grosse journée ?

Oui très. Dure journée mais on espère des retombées.

Revenons à l’album ? Pourquoi ce titre Alive ?

C’est à la fois un clin d’œil à l’album précédent sur lequel il y avait un titre « alive » et c’était aussi un titre pour dire que le groupe est toujours vivant puisque 4 années séparent tout de même les deux albums. Ce titre signifie que nous sommes encore là, que nous avons bossé et que nous revenons.

Vous l’avez enregistré en combien de temps et où ?

L’enregistrement a duré à peu près un mois avec le mastering et le mix. Il a été enregistré au Dome studio à Angers comme le premier sous la houlette de David Potvin.

David se contente de l’enregistrement ou bien intervient pour vous conseiller ?

Il nous aiguille, apporte des choses différentes et c’est bien d’avoir une oreille extérieure quand on arrive en studio. Quelqu’un qui n’a jamais entendu les morceaux et qui fait des remarques c’est très enrichissant.

Entre les deux albums, y a t il eu une évolution de la musique ?

Le 2e album est peut–être un peu plus rock que metal. C’est ce qu’on nous dit mais on ne s’en est pas forcément rendus compte. Pour nous, l’évolution a été assez naturelle.

Etre la seule femme du groupe ce n’est pas un problème ?

Non au contraire c’est très bien. J’aime travailler avec des hommes. C’est plus simple et plus sain.

Que penses tu des groupes exclusivement féminins ?

Je ne sais pas comment ça peut fonctionner.

Maël intervient : ce n’est pas une question de sexe mais de personnalité. Les Crucified Barbara forment un groupe 100 % féminin et ça fonctionne. Elles ont l’air de très bien s’entendre donc c’est vraiment une histoire de personnalité.

Lucia, avec qui aimerais tu faire un duo sur scène ?

Avec Julien Doré. Je l’ai vu sur scène et j’ai pris une claque. Je ne m’attendais pas à ça.

Faire la première partie de Julien Doré ?

Lucia : pour Akentra, ça me paraît compliqué mais peut-être en acoustique, ça peut se tenter.

De qui aimeriez vous faire la première partie ?

Lucia : Je ne sais pas. Il faut accepter de prendre le risque d’être déçu. On peut adorer un groupe, le rencontrer et s’apercevoir qu’ils ne sont pas cools.

Mais il ne faut pas penser à ça !

Lucia : Oui mais ça peut arriver donc il vaut mieux y penser plutôt que d’avoir une désillusion complète. Anticiper ce n’est pas complètement inutile.

Au Gibus en janvier, vous jouerez seuls ?

Lucia : Il y aura d’autres groupes. C’est un tremplin rock. Le FoxBerry. Ce que nous voulons c’est faire de la scène et nous amuser.

C’est un loisir pour vous le groupe ?

Lucia : Si ça pouvait devenir plus qu’un loisir moi je veux bien travailler en m’amusant !

Si vous aviez une proposition pour partir en tournée, vous seriez prêts à faire énormément de sacrifices ?

Le problème c’est que dans le groupe, on n’a pas tous les mêmes objectifs, les mêmes vies de famille, donc ce genre d’opportunité déciderait forcément de l’avenir du groupe.

Justement, les membres du groupe qui ont des obligations familiales sont-ils soutenus par leur famille ?

Lucia : Pas toujours. Ce n’est pas facile quand on n’est pas musicien de comprendre cet investissement. Les week-ends passés à répéter, les déplacements pour les concerts … tout le monde ne peut pas comprendre.

Quelles sont vos références pour la scène ?

Maël : mon premier vrai concert de metal c’était Slipknot au Zénith et je vais bientôt aller voir Mass Hysteria mais je ne suis pas allé à beaucoup de gros concerts jusqu’à présent. Mais ma référence sur scène ce serait quand même Mass Hysteria. Leurs shows ont l’air énormes et ce sont des groupes accessibles qui conservent une certaine proximité avec leur public. On peut aller boire un coup avec eux après les concerts. Mais c’est une tradition française ça d’aller boire un coup avec le public après le concert. Je pense que c’est surtout ici qu’on voit ça. Plus qu’ailleurs.

Un peuple de buveurs donc si je comprends bien !

Maël : Non, l’important c’est de passer un moment ensemble, pas d’obligation de boire.

Lucia, ta référence sur scène, Mass Hysteria également ?

Non moi ce serait Marilyn Manson mais j’ai peur d’être déçue maintenant.

Le mot de la fin ?

Nous sommes très heureux d’être ici aujourd’hui et de rencontrer du monde.

Merci à Roger Weissier d’avoir organisé cette rencontre.

Personnellement, je serai au Gibus le 27 janvier, n’hésitez pas à consulter les dates de concerts sur leur site web et, s’ils passent dans votre région, faites le déplacement. On ne répétera jamais assez qu’aller aux concerts, c’est permettre à tous ces groupes d’exister tout en se faisant plaisir !

Cat pour Furieux

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