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ALESTORM – No Grave But The Sea

Ahoy ! Tout juste après la sortie du dernier volet de Pirates des Caraïbes au cinéma, les flibustiers d’Alestorm hissent à nouveau leur Jolly Roger et sont prêts à repartir à l’abordage avec un 5ème album studio intitulé « No Grave But The Sea » sorti le 26 mai chez Napalm Records.

L’album démarre sur les chapeaux de roues avec le titre éponyme et dès les premières secondes on retrouve le son folk ainsi que les cuivres puissants et les mélodies efficaces propres à Alestorm qui rendent le groupe reconnaissable entre mille. Le refrain entêtant et le solo de violon donnent instantanément envie de danser la gigue, une pinte à la main.

Force est de constater qu’Alestorm ne change pas son fond de commerce puisque l’on retrouve des chœurs de marins sur plusieurs morceaux de l’album comme « To The End Of The World », « Alestorm » ou « Man The Pumps » qui seront sans aucun doute repris en chœur par les fans lors des concerts.

L’album s’inscrit dans la lignée du précédent, « Sunset On The Golden Age », grâce à des éléments clés. En effet, il est impossible de ne pas faire le rapprochement entre l’intro en 8-bits de « Mexico » et celle de « 1741 (The Battle Of Cartagena) ». On retrouve également les growls du claviériste Elliot Vernon, rappelant parfois ceux de Dani Filth (Cradle Of Filth), qui répondent au fort accent écossais du chanteur Christopher Bowes sur « Rage Of The Pentahook », « Pegleg Potion » ou encore « To The End Of The World », véritable masterpiece de l’album avec ses changements de tempo et d’ambiances qui nous font nous imaginer sur un navire en pleine tempête.

« Bar Ünd Imbiss » calme un peu le jeu avec son intro acoustique et un refrain de chanson à boire dont la mélodie (mais aussi le sujet et le champ lexical des paroles) n’est pas sans rappeler celle de « Nancy The Tavern Wench », morceau présent sur leur 1er album « Captain Morgan’s Revenge ». Le titre est accrocheur et bien ficelé avec un bon solo de guitare mais encore une fois, rien de très nouveau sous le soleil des Caraïbes.

Nos pirates préférés nous montrent qu’ils ont également des sujets de conversation autres que l’alcool et la mer avec « Fucked With An Anchor », son orchestration plus sobre que les autres morceaux et son refrain aux faux airs de comptine pour enfants pour le moins… rafraîchissant. Le groupe s’est d’ailleurs excusé sur Facebook d’avoir écrit une chanson si peu intellectuelle, contrairement à leurs habitudes.

L’album se conclut sur « Treasure Island », un morceau de plus de 7 minutes à l’intro longue et grandiloquente à grand renfort de cuivres, violon et blast beats. Le groupe alterne entre riffs heavy, chants pirates et refrains prenants pour finalement nous laisser sur une mélodie à la guitare acoustique bercée par le rythme des vagues qui s’écrasent sur les plages de l’île au trésor.

Ce sont donc 10 titres de pur Alestorm que l’on retrouve sur « No Grave But The Sea », de quoi ravir les fans de la première heure car le groupe tient ses promesses et nous offre tout ce que l’on attend de lui. Cependant on pourra regretter un certain manque de prises de risques de la part du groupe puisque l’album n’apporte rien de très innovant d’un point de vue musical par rapport au précédent opus.

Alestorm se produira au Hellfest le 16 juin sous la Temple et reviendra en octobre pour une tournée de 5 dates en France avec Troldhaugen et Æther Realm.

Tracklisting

1. No Grave But The Sea

2. Mexico

3. To The End Of The World

4. Alestorm

5. Bar Ünd Imbiss

6. Fucked With An Anchor

7. Pegleg Potion

8. Man The Pumps

9. Rage Of The Pentahook

10. Treasure Island

Facebook d’Alestorm

 

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