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CHILDREN OF BODOM + FOREVER STILL + ONI – L’Echonova (Vannes)

Voilà vingt ans que Children of Bodom sillonne les plus grandes scènes du monde, ce qui est à peine la moitié de l’âge de ses membres. Quelques mois après une prestation remarquée au festival Motocultor, le groupe est de retour en terre vannetaise pour y célébrer cet anniversaire.

Cette fois, c’est l’Echonova de Saint-Avé qui sert d’écrin aux festivités. En ce mercredi 15 mars, plusieurs centaines d’amateurs s’y sont donné rendez-vous pour communier ensemble. Le public metalleux est un baroudeur volontaire et ce concert en témoigne : c’est toute la région qui s’est mobilisée au coeur de la Bretagne historique.

A l’affiche, outre la bande de Laiho, on y retrouve Oni et Forever Still, qui accompagnent Children of Bodom sur sa tournée. Si le premier évolue dans un registre Metal progressif, le second est tourné vers un rock pêchu à chant féminin.

C’est Oni qui ouvre le bal. Six bonhommes aux manettes pour un show de haute voltige mêlant accents lourds et élans mélodiques. Ils n’ont pas le temps de s’épandre – tout juste une demie heure – et ont pris le parti d’habiter chaque minute de ce temps imparti. Le mathcore de Protest the Hero se dessine parfois, le set est calibré pour la scène et le public semble réceptif. Du tout bon.

Forever Still, quant à lui, semble d’entrée de jeu être un curieux mélange entre les Cranberries et Evanescence. Entraînée dans un registre entre Rock et Metal, la frontwoman danoise mène la danse et centralise les regards. Si la performance est habilement maîtrisée, la redondance dans la construction des morceaux tend à lasser une partie de l’audimat qui s’en va prendre des forces avant le show qui s’annonce.

22h30 : Children of Bodom entre en scène sous une ovation générale. La tempête démarre instantanément et nous embarque dans une heure et demie de revisite discographique : la setlist laisse notamment une large place aux morceaux historiques du groupe, majoritairement issus des trois premiers albums (Something Wild, Hatebreeder et Follow the Reaper). Les musiciens qui défendent la scène semblent avoir toujours dix-sept ans et électrisent un public d’emblée convaincu : les sourires sont omniprésents dans l’assistance. Et même si le pit met un peu de temps à se réveiller, l’allégresse finit par le gagner et les corps des amateurs de l’exercice commencent à s’entrechoquer.

« Are you guys tired ? Are you fucking sure ? »

D’aucuns ont voulu enterrer Alexi Laiho voilà quelques années, lui reprochant d’offrir des prestations ennuyeuses et mécaniques. Ce soir, l’homme montre qu’il en a encore sous la semelle. Ce froid finlandais qui fait le mystère de l’homme s’éclipse volontiers, laissant entrevoir une empathie pour le public présent et une réelle volonté de communier avec lui.

Ses camarades font le spectacle également, interviennent, visitent l’espace et offrent une énergie inépuisable à un public avide. Cet anniversaire est le symbole d’un grand rassemblement entre des musiciens passionnés et d’anciens kids qui ont grandi à travers les albums du groupe.

Il est minuit quand les lumières s’éteignent. Le public a le front humide et la gorge sèche, des souvenirs plein la tête, et se donne déjà rendez-vous dans vingt ans …

Setlist :

Deadnight Warrior – In The Shadows – Needled 24/7 – Black Widow – Bodom After Midnight – Warheart – Angels Don’t Kill – Red Light In My Eyes Part II – Hate Me ! – Downfall – Everytime I Die – Lake Bodom – Bed Of Razors – Children Of Decadence – The Nail – Towards Dead End

Remerciements à Nuclear Blast pour l’accréditation.

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