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FINISTERIAN DEAD END – Interview de Laurent, label manager

Finisterian Dead End


Rencontre avec Laurent Delavenne, manager du label Finisterian Dead End et président de l’association Echoes of West Horns.


Salut Laurent ! Parle-nous de ton premier contact avec le Metal : comment es-tu venu à lui ?

Tout d’abord hello à tous les « Furieux » !

Ca commence hyper fort avec cette vaste question …

Pour faire rapide, j’ai été bercé depuis mon plus jeune âge par Led Zep, Aerosmith, les Stones etc … J’ai très vite recherché la puissance, mais aussi la mélodie. Mon premier disque Metal fût « … And Justice For All » de Metallica, j’avais 11 ans. Et puis les Guns, la scène de Seattle (Pearl Jam, Alice in Chains, Soundgarden) and so on …

Avant d’en faire ton métier et de fonder le FDE en 2011, quel était ton rapport au Metal ? Comment assouvissais-tu ta passion ?

J’ai toujours été un grand fan de musique, au point de ne pas manger à ma faim quand j’étais étudiant pour acheter des skeuds ! Je me suis forgé une oreille en passant de styles en styles, une véritable éponge, insatiable !

Puis pas mal de concerts, de festivals etc … J’aurais voulu être une Rockstar mais je suis devenu un auditeur exigeant et un vrai fan de la scène Metal dans son ensemble.

Raconte-nous comment le label est né.

D’un moment d’errance intellectuel en rentrant du Hellfest après un concert d’Ozzy … Comme une révélation, un truc de fou en somme.

Pourquoi un label orienté dans le disque, et pas une boîte de booking, un magazine, un lieu dédié … ?

Tout simplement parce que j’ai une formation commerciale et comme je le disais précédemment, je suis un grand bouffeur de disques. J’aurais pu être disquaire, ça m’aurait fait kiffer !!

Le booking est effectivement un domaine qui me plait pour les relations publiques.

Tu as aujourd’hui 16 groupes. Comment s’organise ton temps de travail ?

Et non !! 18 talentueux groupes forment aujourd’hui le roster du Label Finisterian Dead End !! Depuis Janvier, 2 nouveaux arrivés : War Inside et Stangala.

Le travail s’articule autour de 3 mots : proximité, réactivité et partenariat.

Tu vis de ton activité ?

Non, pas aujourd’hui, mais les avancées depuis 2015 (la distribution avec Season of Mist et nos autres partenaires) laissent augurer le meilleur. On ne vit pas de la musique, on réalise un rêve avant tout, une passion qui nous ronge et c’est aujourd’hui le principal !

En terme de disque, à l’heure où la conjoncture économique des musiques actuelles est compliquée et où le mode de consommation musicale a changé, qu’est-ce qui pousse un groupe à sortir un CD, notamment au format physique ?

Nous sommes les porte-étendards d’un milieu musical qui aime le « physique » ! Quel groupe n’a jamais rêvé d’enregistrer SA musique et de la poser sur un support physique ? Même moi qui ne suis pas musicien j’en rêve !

Quel est ton rôle dans un projet disque, concrètement ?

Un rôle de conseil, de mise en relation avec les partenaires, de préparation de sortie avec la presse, les webzines, les radios … La préparation de la distribution, le management … Enormément de choses. Je suis au four et au moulin !

hellfest 2015 426

Qu’est-ce qui, selon toi, différencie le FDE d’un autre label de la même scène ?

La relation humaine ! L’histoire du label est liée à celle des groupes de son roster, on réussi ou on se casse la gueule ensemble, on mouille la chemise pour la même cause !! Et puis le label Finisterian Dead End est l’un des seuls à être une « vraie entreprise » et non une association : libre de toutes subventions, libre des contraintes des institutionnels.

Comment choisis-tu tes groupes ?

Les groupes sont choisis en fonction de mes goûts musicaux actuels et passés, en fonction de l’émotion qu’ils m’apportent.Très subjectif en fait. Le projet du groupe et sa vision rentrent ensuite en compte, sans oublier bien entendu le rapport humain. Nous sommes une grande famille, les groupes s’entraident beaucoup, notre communication est souvent globale. Savoir jongler avec ces critères de personnalité est un vrai challenge, mais aussi notre plus belle réussite !

Quels sont tes projets futurs ? Est-ce que tu as vocation à rester une petite entreprise ou dans l’idéal tu souhaites te développer et embaucher ?

Chaque jour qui passe ouvre de nouvelles idées, de nouvelles perspectives. En 24h beaucoup de choses peuvent évoluer, d’où notre réactivité légendaire ! Le label Finisterian Dead End est une entreprise, si petite soit-elle, elle a pour vocation de grandir, de se structurer encore plus, d’être encore plus performante.

Quel est ton rêve le plus fou concernant le Finisterian Dead End ou Echoes of West Horns ?

Avec le Label, c’est de faire encore mieux, de se « faire une place au soleil », d’être reconnu, de faire en sorte que certains des groupes deviennent des professionnels accomplis, soient considérés comme tels et pourquoi pas que Nuclear Blast vienne nous en piquer un ou deux !

Avec l’association Echoes of West Horns, c’est un peu pareil finalement : faire de celle-ci une actrice sur laquelle le public peut se reposer pour bénéficier de concerts de qualité, faire se déplacer des groupes de plus en plus gros, que le Finistère et la Bretagne rayonnent encore plus au niveau Européen, que l’on devienne une véritable Terre d’accueil des tournées Françaises !

Pour cela, il faut que le public nous suive encore plus, qu’il soit fier de telles initiatives, et qu’il s’en porte garant !

Tu nous racontes comment c’était, le grand commencement d’Echoes, avec d’abord la soirée au bar Le Ludik à Quimper et le lendemain avec le concert de Dagoba au Novomax ?

Un pur plaisir ! Présenter les membres du bureau de l’asso tout d’abord, présenter notre projet, notre volonté de bouger les lignes, les « Expendables » de la scène Finistérienne ! Voir les yeux qui pétillent de nos futurs adhérents, c’était très cool !

Quant au concert au Novomax avec Dagoba et Malkavian, c’était une pure réussite, nombre d’entre vous étaient présents, la salle était comble, le public heureux et les groupes au taquet. C’était grisant, vivement les prochains !

Comment tu vois la suite pour Echoes of West Horns ? Quelle est ta démarche et quelles sont tes envies ?

L’histoire est à écrire : les deux prochaines dates (le 16 Avril à la Carène avec Korpiklaani, Moonsorrow et Bélénos, et le 7 Mai au Novomax avec Trepalium et Pictured) seront de véritables test pour savoir si nos choix sont les bons, si le public va nous suivre et nous soutenir …

Sans cela il faudra se poser les bonnes questions, réfléchir et peut être porter les conséquences de l’échec. La vie quoi …

La démarche première de l’asso et de son bureau sont de créer une dynamique, un élan de folie Metal en Finistère, de donner du plaisir aux gens tout en profitant nous mêmes, nous sommes des fans avant tout !

En quoi, selon toi, la Bretagne peut être une terre de Metal ?

La Bretagne EST une Terre de Metal, un territoire fertile en assos, en groupes de qualité. Une Terre de folklore, de révolte, de festivals… Nombreuses sont les régions qui nous envient. Mais pour cela il faut que le public soutienne la scène, qu’il se déplace plus régulièrement et qu’il se mouille autant que nous essayons de le faire. Ca s’appelle le partage.

Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter ?

Tout simplement que le public voit en Finisterian Dead End et Echoes of West Horns deux aventures professionnelles qui ne jouent pas avec la qualité et qui proposent du grand niveau ! En clair : supportez, partagez et soyez en fiers !!

finisteriandeadend.com

www.facebook.com/EOFWH

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