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GOJIRA à l’Olympia (Paris) le 2 avril 2017.

Dimanche 2 avril, direction l’Olympia, mythique salle parisienne peu habituée à subir les assauts d’un public metal, pour la dernière date de la tournée de GOJIRA « The Magma Tour 2017 ».

A 19h00 pile, CODE ORANGE, groupe de metalcore américain, entre en scène dans un Olympia déjà bien rempli. C’est parti pour 40 minutes de lumière rouge et voilée, un véritable cauchemar pour les photographes. Je suis étonnée du choix de cette première partie. Le groupe braille plus qu’il ne chante, gesticule beaucoup mais ça ne suffit pas pour enthousiasmer le public, peu réceptif à la prestation même si ça headbangue un peu front row mais sans conviction. J’ai du mal à déterminer qui chante dans le groupe C’est assez brouillon, on a l’impression que chacun fait son truc dans son coin avec son instrument sans se préoccuper de ce que fait l’autre. Pas une seule variation dans la lumière pendant toute la durée du set. A 19h30, après un petit speech, ils annoncent qu’ils ont encore deux titres à jouer et demandent au public de mettre le bordel. Sans succès. Il ne suffit pas de faire des grands gestes et de grimacer pour faire un concert. Ils s’arrêtent de jouer par moment on ne sait trop pourquoi. Je ne sais pas quoi penser de ce groupe que je ne connaissais pas. Est-ce que c’est juste ce soir que pour une raison ou une autre ils n’ont pas réussi à faire le job ?

A 19h40, une voix féminine annonce que l’Olympia nous offre 20 minutes d’entracte. En réalité ce sera un peu plus puisqu’il est 20h14 exactement lorsque les lumières s’éteignent. Dès le premier titre, « Only Pain« , tiré du dernier album, le public va entrer en transe et les slammeurs se lancer. C’est parti pour 1 heure 45 de folie collective avec un groupe manifestement ravi de jouer à l’Olympia et presque ému de voir tous ces gens vibrer grâce à eux. C’est ce qui est touchant avec GOJIRA, ce talent, cette dimension internationale qu’ils ont désormais mais tout en restant des gamins d’un bled du sud ouest de la France qui n’en reviennent toujours pas de la formidable aventure dans laquelle ils sont embarqués. Vers 20h45, le groupe va faire une petite pause et Mario Duplantier, l’incroyable batteur, va venir jeter ses baguettes au public de la fosse tandis que son frangin, Joseph, le frontman, va évoquer le chemin parcouru en rappelant la première date du groupe à Paris il y a 20 ans au Divan du Monde mais en précisant que c’était 20 années de travail acharné pour arriver jusqu’à l’Olympia ce soir. Jo remercie chaleureusement le public sans lequel rien n’aurait été possible. Vers 21h00, Mario va assurer seul le show pendant une dizaine de minutes avec de magnifiques visuels en toile de fond. C’est magique. La neige tombe à gros flocons sur l’écran géant lorsque les trois autres reviennent sur scène mais ça ne suffit pas pour faire baisser la température désormais caniculaire de l’Olympia. Sur les visages de Christian Andreux, le discret guitariste, et Jean-Michel Labadie, le bassiste monté sur ressorts, un même bonheur se lit. Et ce plaisir est réellement communicatif. J’observe un instant le public de l’Olympia et je vois partout la même expression : LE BONHEUR.

A 21h30, les lumières se rallument, le public réclame le groupe qui reprend possession de la scène à 21h32 pour une dernière demi-heure de folie et un mémorable wall of death dans la fosse de l’Olympia, peu habituée à subir de tels outrages ! Mention spéciale aux éclairages et visuels vraiment magnifiques venant sublimer la prestation du groupe.

Le concert se termine tôt, il est tout juste 22 heures lorsque cette soirée enchanteresse se termine. Lorsque le groupe salue son public, Mario, vêtu de quelques drapeaux lancés par des fans, va brandir une affiche du concert, on sent qu’il n’en revient pas de ces deux soirées à l’Olympia. Tant de simplicité pour un groupe aujourd’hui d’une telle envergure en dit long sur la valeur de ces quatre musiciens par ailleurs impliqués dans la sauvegarde de notre planète bleue si malmenée. Merci Messieurs d’avoir choisi le metal pour vous exprimer !

Set list Gojira : Only Pain – The Heaviest Matter of the Universe – Silvera – Stranded – Flying Whales – The Cell (Orage intro) – Backbone (Remembrance end) – Terra Inc. – L’enfant sauvage – Drum solo – The Shooting Star – Love – Pray —– Clone (with Metallica jam intro) – Oroborus – Vacuity

Merci à Valentin de Warner music pour l’accréditation pour Furieux.

Cat

 

 

 

 

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One comment

  1. Bonjour,

    Apparemment, il s’emblerait que vous n’ayez pas saisi l’essence de Code Orange, l’un des rares groupes estampillés Hardcore qui sait faire sonner extraordinairement différemment le genre (au même titre que Converge). Penchez-vous sur leurs deux derniers albums et peut-être réviserez votre jugement 🙂

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