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IMPERICON NEVER SAY DIE TOUR 2016 PARIS

Impericon, société allemande spécialisée dans la vente d’articles de merchandising essentiellement de groupes des scènes punk hardcore et metalcore, sponsorise le Impericon Never Say Die! Tour, tournée de concerts créée en 2007, se produisant dans toute l’Europe.

Le 23 novembre, le Trabendo accueillait la date parisienne de la tournée. De 17 h 45 à 23 h 00, 7 groupes de la scène Hardcore vont se partager la scène devant un public assez jeune.

Les photographes présents vont comprendre rapidement que la tache ne va pas être facile. Peu ou pas de lumière, groupes peu enclins à se déplacer sur la scène et ne regardant jamais dans leur direction, public hardcore donc « à risque » pour les appareils photos et pas de pit. Autant dire : mission impossible ! Je vais trouver une place près des enceintes basses. 7 groupes de hardcore collée sur une énorme enceinte crachant les basses, autant dire que je suis sortie de là en ayant l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur. Mais cette parenthèse refermée, retour sur les moments forts de la soirée.

Les sets sont assez courts, 7 groupes doivent passer sur scène et une vingtaine de minutes sont nécessaires pour les balances entre chaque groupe. Il faut donc être rapide, ça tombe bien, tous ces groupes jouent à un rythme effréné et pour une fois, les pauses balances, loin de casser l’ambiance, vont permettre au public de reprendre son souffle pour pouvoir encore mieux repartir ensuite.

Les hostilités commencent avec le groupe anglais Polar pour un set alliant hardcore et metalcore percutant. Le ton est donné. Le public déjà nombreux alors qu’il est encore très tôt, va immédiatement participer et le Trabendo ne va plus cesser de vibrer, pris dans la fureur de cette ambiance si particulière des concerts de hardcore.

Set list Polar : Blood for Blood – Deus Ex Machine – King of Kings – Black Days – Tidalwaves and Hurricane.

Les Australiens de Make Them Suffer (Faites les souffrir !) prennent la suite et vont me laisser l’impression un peu mitigée d’assister à une répète de lycéens. Il faut dire aussi que je suis placée si près des basses que je ne vais pouvoir apprécier réellement la prestation. Entre photographes, on échange des coups d’œil désespérés tant la prise de vue est difficile, voire impossible la plupart du temps. Certains vont même renoncer en milieu de soirée.

Set list Make Them Suffer : Widower – Let Me In – Neverbloom – Ether – Blood Moon.

C’est au tour de Fallujah, groupe américain de Deathcore progressif, de prendre possession de la scène, suscitant l’enthousiasme du public qui ne va cesser d’enchaîner les pogos et circle pits. Les slammeurs sont courageux, jamais encore je n’ai vu de conditions plus dangereuses pour les slams. Un minuscule espace devant la scène ne permettant ni d’accéder à la scène, ni de sortir de la fosse. Les slammers se retrouvent donc obligés de repartir dans l’autre sens et par moment, ce bordel pas organisé avait l’air pas mal dangereux. Ok c’est du hardcore mais pas une raison pour se rompre le cou.

La belle surprise de la soirée pour moi, les canadiens d’Obey the Brave dont j’ai particulièrement apprécié le set, un poil plus entraînant que les autres. Un souffle bienvenu en milieu de soirée.

Carnifex prend la relève, emmené par son frontman, Scott Lewis, tout de cuir vêtu. Une folie furieuse s’empare du Trabendo. Headbangs, circle pits, slams ne cessent de s’enchaîner. Les musiciens headbanguent sans relâche et Scott Lewis hurle son chant guttural, sollicitant le public et ponctuant tous ses titres d’un fuck you bref. Un groupe impressionnant sur scène qui dégage une énergie et une noirceur incroyables. J’avais déjà été impressionnée par leur prestation au Backstage l’année dernière. Pas de doute, Carnifex est un groupe taillé pour la scène hardcore.

Set-list Carnifex : Drown Me in Blood – Slow Death – Hatred and Slaughter – Die Without Hope – Lie to My Face – Hell Chose Me

L’ambiance monte encore d’un cran avec l’avant-dernier groupe, les australiens de Thy Art is Murder, avec un nouveau frontman qui éructe littéralement les paroles. C’est sombre, violent, c’est du hardcore. Le public, définitivement possédé, ne cesse d’enchaîner slams et circle pits et aura bien besoin d’une pause pour reprendre ses esprits avant le dernier groupe.

Setlist Thy Art is Murder : Holy War – Light Bearer – Absolute Genocide – Coffin Dragger – Emptiness – The Purest Strain of Hate – Shadow of Eternal Sin – Dead Sun – Reign of Darkness

Whitechapel, groupe de deathcore américain, va finir d’épuiser un public manifestement enchanté de sa soirée. Avec pas moins de trois guitaristes sur scène et un frontman survolté, la fosse va se déchainer. La lumière stroboscopique accentue encore la frénésie du public. Le premier rang est en transe et headbangue sans relâche tandis que la fosse slamme et se bouscule pour le dernier baroud d’honneur de la soirée.

Set list Whitechapel : Mark of the Blade – Elitist Ones – Faces – Vicer Exciser – Prostatic Fluid Asphyxiation – Bring Me Home – Tremors – End of Flesh – Possession – This Is Exile.

Alternative Live et Impericon ont comblé les amateurs de hardcore avec ces 7 groupes reprenant les riffs du punk hardcore et la brutalité du heavy metal. Une soirée de hardcore ne se raconte pas, elle se vit !

A noter l’intervention sur scène, à deux reprises, d’un représentant de l’association de lutte contre les suicides et troubles mentaux, Hope For The Day, invitant les personnes intéressées à se rendre sur le stand de l’association près du merch pour recevoir des informations à ce sujet au combien sensible.

Un grand merci à Alternative Live pour l’accréditation.

Cat

 

 

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