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Interview de Elie Lahoud-Pinot, fondateur du Thrill Seeker Metal Fest

En novembre 2016, un nouveau festival pointait le bout de son nez en région parisienne. Le petit nom de ce dernier venu ? Le Thrill Seeker Metal Fest, festival sur une journée dont on retiendra la hargne et la volonté d’une personne pour qu’il fonctionne : Elie Lahoud-Pinot. Rencontre avec cet homme de l’ombre qui a bataillé pour faire émerger ce projet.

Bonjour Elie. Peux-tu te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
Je suis Elie Lahoud, j’ai 24 ans, je suis passionné de musiques saturées, de musique en général, et d’art avec un grand A. Je suis arrivé dans le milieu du metal et des concerts il y a 4 ans. Ça s’est fait petit à petit, j’ai fait mes gammes et j’ai rencontré pas mal de gens qui m’en ont eux-même présenté d’autres. De cette manière j’ai eu pas mal d’opportunités et c’est ce qui m’a permis aujourd’hui d’en arriver là, à une période charnière qui me mène à monter ma structure en plus de MusikÖ_Eye, ceci afin de faire du management et de la photo le plus légalement possible.

Avec cette structure, tu feras également de l’organisation de concerts et de festivals ?
Absolument. Je vais essayer de tout regrouper sous une seule et même bannière. J’ai besoin d’un statut et vu que je commence à intéresser certains groupes il va falloir que je passe sur une nouvelle entité, par une semi professionnalisation de mes activités.

D’où est venue l’idée d’organiser un festival metal dans le 91 ?
En fait c’est la meilleure des pires idées qu’on a eu. On voulait faire un truc un peu plus grand que nos organisations de concerts habituelles et on s’est lancé. On a travaillé sur le projet pendant près d’un an et demi. Il a germé courant 2015 et ça s’est vraiment accéléré début 2016. Petit à petit l’idée a fait son chemin pour devenir le Thrill Seeker et on l’a organisé à Crosnes parce que Jérôme, le président de l’association, habite là bas.

Donc plus simple au niveau de l’organisation ?
Oui et ça facilitait grandement les démarches auprès de la municipalité. Il a pu présenter le projet, démontrer qu’il souhaitait participer à la vie de la commune et au dynamisme culturel local.

On note une certaine qualité de programmation pour cette première édition. Est ce que ça n’a pas été trop difficile pour toi ?
Pas spécialement parce que globalement ce ne sont que des groupes que j’avais déjà pu voir par le biais de la photo ou au détour d’un concert. Par conséquent on a réussi sans trop de mal, hormis pour la tête d’affiche (Gorod) qui nous a donné un peu de fil à retordre pour goupiller le manager et le tourneur. Ca n’a pas été compliqué mais disons un peu plus long.

Sur cette affiche on y trouvait notamment des groupes tels que Arcania, Otargos, Atlantis Chronicles, Gorod … Ces deux derniers étaient d’ailleurs au Motocultor 2016.
On n’a pas trop joué l’originalité dans le sens où l’on a choisi des groupes qui sont connus, qui tournent pas mal dans les villes ou les festivals. On n’est pas parti sur de l’underground ou sur des groupes qui ne passent que tous les 10 ans voire pas du tout. On a préféré du tout public, des groupes français que l’on connaît.

Il semble que l’affluence fut mitigée, est ce que ce choix de groupes français n’a pas joué en votre défaveur ?
C’est vrai qu’au niveau de l’affluence on s’attendait à mieux mais la période était finalement compliquée : ça a eu lieu pendant un week-end de trois jours, les gens ont pris le parti de s’en aller profiter des ballades ou de leur famille. Il y avait aussi un autre festival dans la région, et pas mal de groupes qui jouaient à divers endroits dans Paris. Au final on a fait quand même un score honorable. Certes nous ne sommes pas rentrés dans nos frais, mais ça ne nous a pas empêché de fédérer plus d’une centaine de personnes et ça reste convenable. On essaye de voir le verre à moitié plein.

Justement une question se pose par rapport à ça : est ce que vous êtes prêt à lancer une deuxième édition ?
On a déjà commencé à y réfléchir, j’ai déjà couché une cinquantaine de groupes sur papiers et j’ai réfléchi à trois affiches potentielles. Déjà, on va commencer par poser le bilan financier de la première édition. Elle a été financée par mes fonds personnels, la moitié de mes économies y est passée. Il va falloir réfléchir autrement pour l’année prochaine. On tentera de grappiller des sous par ci par là au gré de subventions pour refaire une édition qui sera de la même trempe que la première et qui sera tout aussi présentable si ce n’est plus ! En tout cas on a déjà l’accord de la mairie pour sévir une deuxième année. Il s’agira également de se servir de tous les retours positifs comme négatifs pour affiner le projet.

Cette deuxième édition aurait lieu quand ? Sur la même période ?
Ce sont des choses que l’on doit voir avec la mairie dans un premier temps. On aimerait que ce soit plus tôt en novembre, ou bien sur le même créneau, nous y réfléchissons. Il faut bien penser qu’au mois de novembre il y a beaucoup de concerts en région parisienne. Les tourneurs internationaux calent leurs dates et nous devons composer avec. Quoi qu’il arrive nous ne sommes pas à l’abri d’avoir des concerts concurrentiels, mais nous verrons bien le moment venu. Dans tous les cas ça aura lieu au dernier trimestre. On aime bien avoir des festivaliers qui ont froid !

Les bénévoles du festival semblent hautement impliqués.
Oui, pour le coup on vraiment eu une superbe équipe. Des bénévoles du Mennecy Metal Fest sont d’ailleurs venue prêter main forte. Ils ont notamment aidé à gérer le vestiaire, la buvette et divers points stratégiques. Ils ne sont pas à leur coup d’essai et ils ont réellement l’habitude de faire ce genre de chose. C’était cool de voir que tout le monde avait le sourire.

Merci à toi Elie pour cette interview. Tiens nous au courant de l’avancement du projet et à bientôt !
Merci à toi et merci à Furieux pour le temps passé et accordé au TSMF.

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