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Interview de DEFICIENCY pour la sortie de leur album « The Dawn Of Consciousness »

Le 11 avril, au Black Dog (Paris), Furieux a rencontré Vianney (bassiste) et Jérôme (guitariste rythmique) du groupe de Thrash Metal mélodique français DEFICIENCY, à l’occasion de la sortie de son 3e opus, « The Dawn Of Consciousness« , le 24 mars, chez Apathia Records.

  • Votre deuxième album « The Prodigal Child » sorti en 2013 marquait un tournant dans le parcours du groupe. Quel regard avez-vous aujourd’hui sur ce projet ? »

Vianney : Le premier album était entièrement auto-produit alors que pour « The Prodigal Child » on avait investi, on s’était donné les moyens financiers, logistiques et matériels et on a fait produire l’album au Dome studio de David Potvin. On avait donc, au niveau de la production, un son beaucoup plus massif et professionnel. Au niveau du graphisme, on était passé par Ludovic Cordelières de Rusalka Design qui nous a fait un boulot monstrueux et c’était important, dans la mesure où nos albums sont assez conceptuels, d’avoir un visuel graphique qui colle au thème des chansons, ça a été une très belle collaboration qu’on a d’ailleurs réitérée pour le 3e album. C’est à ce moment là qu’on a commencé à travailler aussi avec Replica. Ça a été un tournant. On s’est donné les moyens à hauteur de notre ambition et ça a été au delà de nos espérances.

Jérôme : Il y a eu une évolution dès la sortie de l’album, on a commencé avec des petits concerts sympas et ça s’est vite enchainé, on a fait une cinquantaine de concerts sur la tournée et après s’était quasiment que des belles scènes. Ça nous a fait une sacrée expérience et ça, même si on l’espérait, on ne se l’imaginait pas à ce point là.

Vianney : On a eu vraiment beaucoup de belles opportunités, on a fait des beaux festivals, notamment le Rock Your Brain à Sélestat et le Motocultor à Saint-Nolff , et on a eu l’occasion de faire une petite tournée française et espagnole avec Angelus Apatrida, Dr Living Dead et Suicidal Angels. On a eu aussi l’occasion de faire de belles première parties grâce à l’association Damage Done à Metz, notamment la première partie de Testament ou Machine Head avec un très bon accueil du public.

  • Près de 4 ans séparent « The Prodigal Child » de votre nouvel album . Combien de temps vous a-t-il fallu pour concevoir « The Dawn Of Consciousness » ?

Jérôme : Dans l’idéal on aurait aimé le sortir un an plus tôt. ça a été un peu retardé parce qu’il y a eu un changement de line-up, le batteur ayant décidé de quitter le groupe. On a enregistré en juillet dernier et il n’est sorti qu’en mars. Mais la composition en elle-même ça avait été assez rapide. On avait quelques idées qui avaient émergé quand on était sur la route, en tournée.

Vianney : On avait quand même quelques structures et bases de morceaux qui étaient prêtes avant qu’on arrête de tourner et qu’on se penche vraiment sur toute la phase composition, arrangements etc…

  • Les titres ont-ils un lien entre eux ? Quel est le thème central de l’album ?

Jérôme : Comme le précédent. Tous nos albums sont des concepts albums. Laurent (chant/guitare) écrit beaucoup plus facilement en ayant un thème général. Le dernier album est la suite du précédent et évoque les émotions primitives de l’être humain.

  • Vous avez une nouvelle fois travaillé avec David Potvin du Dome Studio pour produire cet album. C’était une évidence pour vous de faire appel à lui de nouveau ?

Vianney : Oui, le son de « The Prodigal Child » était très bon, on était très satisfaits de la production. Musicalement autant qu’humainement avec David on s’entend très bien, une amitié s’est créée et s’est tout naturellement qu’on a de nouveau fait appel à lui.

  • On retrouve des lignes mélodiques plus évidentes d’approche et des refrains plus entêtants encore. Était-ce une volonté de s’ouvrir vers un aspect encore plus mélodique ? Tout en gardant bien sur le côté brutal.

Jérôme : Ça vient d’une part de nos influences et puis le côté mélodique des refrains c’est aussi une volonté de Laurent qui veut qu’on se rappelle de nos morceaux après les avoir écoutés. Il y a le côté brutal, ces riffs qui font bouger la tête parce qu’on aime ça mais on aime aussi quand on écoute de la musique pouvoir se rappeler du morceau, ne pas l’avoir oublié une minute après, pouvoir différencier les morceaux de l’album avec des lignes mélodiques différentes sur chaque titre c’est une volonté, pas quelque chose qu’on s’impose forcément mais qui vient assez naturellement, qui était désiré.

  • On y sent des accents Death, Metalcore, des arrangements très modernes et d’autres clins d’œil à des éléments plus Heavy. C’est important pour vous de lier toutes ces variantes du Metal avec la base Thrash de votre musique ?

Jérôme : Oui. Pour certains morceaux on prend la guitare et on fait comme à l’ancienne. Il y a des clins d’œil à tout ce qui nous a inspirés, Metallica, Megadeth … mais on est vachement ouverts, on adore tout ce qui est moderne.

Vianney : Même si on a une étiquette de thrash mélodique, ça peut arriver dans nos compos qu’il y ait des passages un peu plus saccadés qui font penser à du death, parce qu’on écoute beaucoup de styles différents. Ça part parfois un peu dans tous les sens mais on essaie de garder une ligne directrice pour que ça reste cohérent quand même. On a mis l’accent sur l’aspect agressif mais aussi sur l’aspect mélodique et avec des refrains accrocheurs qui restent en tête. Et avec la palette vocale de Laurent, on peut se permettre tout ça.

  • On croise Alain Clément sur le morceau « The Upriser« , leader de No Return, un des groupes les plus importants de l’histoire du Death Thrash en France. C’est quelqu’un qui vous a influencé musicalement?

Jérôme : Ce n’est pas une influence mais c’est une belle rencontre. Je connaissais No Return, c’est un groupe que je suivais particulièrement et on a eu la chance de faire leur première partie à Metz pour leur tournée du 25e anniversaire grâce à l’association Damage down qui essaie de faire jouer des groupes locaux. Depuis, on a eu l’occasion de faire d’autres concerts avec No Return, c’est une belle rencontre humaine. Alain Clément c’est une crème. C’est rare de faire une rencontre comme ça avec quelqu’un qui est là depuis tellement longtemps. On lui a demandé s’il voulait faire un solo pour notre album et il a accepté tout de suite.

  • Idéalement il faudrait qu’il soit présent sur scène au moins sur une date pour jouer son petit solo ?

Vianney : Ça serait pas mal.

Jérôme : Cela pourrait se faire puisqu’on va jouer ensemble à un festival près de Lyon au mois de mai  le Lions Metal fest organisé justement par le chanteur de No Return.

  • Rusalka Design réalise une nouvelle fois l’artwork de votre album. C’est quelqu’un dont vous êtes proche ? De quelle manière travaillez-vous ensemble ?

Jérôme : On ne change pas une équipe qui gagne.

Vianney : Exactement. C’est quelqu’un avec qui on s’entend très bien, qui a bien saisi ce qu’on voulait.

Jérôme : Laurent lui explique le concept de l’album, sa vision, et lui va y mettre tout son talent.

  • Vous avez clipé le morceau « Newborn’s Awakening » avec Brice Hincker de CHS Prod. Pourquoi ce morceau en particulier ? Doit-on s’attendre à d’autres morceaux clipés ?

Laurent, arrivé entre temps : Cliper les autres ça va dépendre de combien on vend d’albums ! (rires)

Jérôme : Le choix a été assez évident. C’est un bon morceau, assez représentatif de ce qu’on fait, il est à la fois bien trash et très mélodique, le refrain reste bien en tête, c’est vraiment tous les éléments qui font ce qu’on est.

  • C’est Brice Hincker, le réalisateur, qui vous propose une idée de clip ou bien vous lui donnez des directives précises ?

Laurent : Malheureusement, on est des clients assez directifs. Comme c’est un concept album il faut quand même que les choses collent au niveau visuel et Brice fait un travail remarquable. Il a une expérience de fou, réalisé au moins un centaine de clips. C’est le batteur de Smash Hit Combo et il réalise un clip par morceau avec son groupe. Il a bossé pour Mass Hysteria, l’Esprit du Clan

  • J’imagine que vous allez défendre votre album sur scène. Vous avez des projets de concerts en dehors du Lions Metal Fest ?

Vianney : On a déjà commencé avec la release le 1er avril et 2 concerts en Alsace le week-end dernier. On a deux concerts dans le sud (Fréjus et Miramas, 21 et 22 avril). A la rentrée il y aura pas mal de dates aussi.

Laurent : Préparer un album c’est beaucoup de stress, beaucoup de temps, beaucoup de travail mais après, quand il est sorti, tu te libères sur scène. Toute ton énergie, tout le stress accumulé les mois qui précèdent la sortie, c’est là que tu les délivres. C’est là aussi que tu rencontres le public. S’il y a un truc pour lequel on fait de la musique, c’est pour la scène.

Merci à Jérôme, Vianney et Laurent ainsi qu’à Roger de Replica pour cet échange. Furieux souhaite longue route à Deficiency et recommande vivement à ses lecteurs de découvrir « The Dawn Of Consciousness ».

 

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