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Interview Hopes of Freedoom à Paris le 15 avril.

hopes of freedomLes normands de Hopes of Freedom s’exercent à faire vivre le médiéval et l’Heroic Fantasy à travers leurs différentes œuvres et ce depuis leur création en 2007.

Un EP et un album plus tard, la formation revient en 2016 avec un deuxième long-format, « Burning Skyfall » en indépendant sur le label Brennus Music.

Chevaliers et dragons s’affrontent sur fond de riffs enjoués accompagnés d’une narration déroulant le fil de l’histoire entre plusieurs morceaux. Entretien avec Loris (basse) et Clément (batterie) le 15 avril au Docteur Feelgood à Paris.

 Votre premier album racontait une seule histoire. « Burning Skyfall » raconte t il aussi une seule et même histoire ?

Loris : Dans le mille. L’album raconte une même histoire mais pas celle qui se déroule après, celle qui se déroule avant celle du premier.

C’est donc en lien avec l’histoire du premier album ?

Loris : complètement en lien. C’est la même histoire sauf que c’est ce qui se passe avant.

 Ça sera toujours comme ça ?

Clément : non, on ne voulait pas que ça s’inscrive dans une suite classique à laquelle on pouvait s’attendre. C’est juste que là on a eu envie d’écrire ce qui se passait avant. Qui sont ces dieux qu’on présente dans le premier album et cette grosse voix.

 Vous êtes inspirés par une lecture ?

Clément : on est inspirés par l’héroïc fantasy, par le seigneur des anneaux. Ça ne sera peut-être pas toujours comme ça et ce n’était pas voulu au départ. A la base on avait des morceaux qui avaient des histoires qui concordaient et ça s’est fait naturellement, ce n’était pas vraiment un choix.

Vous pensez qu’il est quand même possible pour vos auditeurs de s’approprier ces textes ?

Loris : je ne ressens pas forcément un message à travers les paroles, pour moi c’est juste une histoire qui se raconte mais on peut effectivement interpréter certains titres par rapport à l’actualité. Je pense que chacun peut y trouver quelque chose.

Mais vous ne cherchez pas à être engagés ?

Clément : non. Ce n’était pas prévu comme ça.

Loris : Chacun y voit ce qu’il veut. Il n’y a aucun message sous–jacent. Nous ne sommes pas un groupe engagé. Avant tout, nous composons pour le plaisir de raconter une histoire.

Qui compose ?

Loris : Le chanteur et guitariste compose la musique à 98 % bien que sur le dernier album deux morceaux ont été composés par l’autre guitariste. Mais tout est travaillé et arrangé de manière collégiale en répétition. Pour les textes, à 99,9 % c’est lui et moi.

C’est d’abord une musique sur laquelle on vient ensuite mettre du texte ?

Clément : oui.

C’est pensé en anglais ?

Loris : la base c’est l’histoire. On a grosso modo l’histoire et après quand on rentre le détail, qu’on commence à écrire les paroles, c’est directement en anglais. Mais les paroles viennent après la musique. On greffe les paroles sur la musique et pas l’inverse. Il se trouve qu’on a la globalité de l’histoire. On sait qu’à telle partie de l’histoire c’est un peu sombre parce qu’il se passe tel ou tel événement et donc on greffe les paroles en fonction de la musique et on écrit directement en anglais. Comme on n’est pas parfaitement bilingues on fait ensuite corriger par quelqu’un.

Vous êtes toujours d’accord sur la composition ?

Loris : pour les paroles généralement il n’y a aucun souci.

Clément : on se partage le boulot. Lucas compose et les paroles c’est toi donc moi je n’interviens pas forcément mais je peux donner des idées.

Loris : tout est ouvert. Il n’y a pas vraiment de « chef ». Par la force des choses c’est un peu Lucas parce que c’est lui qui est à l’origine du groupe et c’est lui qui compose la majeure partie des titres donc on a tendance à le voir un peu comme un leader mais on a tous notre mot à dire. Ça laisse place à des débats parfois houleux mais toujours dans un bon esprit et ça peut durer des heures juste pour un petit passage d’une mesure ou d’un petit plan.

Ça explique les 4 années qui séparent les deux albums ?

Clément : En partie mais pas seulement et franchement moi je n’ai pas l’impression que ce soit si long que ça. On a sorti le premier, on a joué, Lucas a commencé à composer et on avait des morceaux qui étaient prêts un an avant l’enregistrement. On a bossé en fonction de ce que Lucas nous apportait en répète puisque c’est lui qui compose. Et il faut prendre le temps de bien le faire.

Loris : on s’est mis la pression quand on a fixé la date de sortie de l’album et que tout n’était pas prêt.

Clément : on a fixé la date au moment où on enregistrait. De septembre à janvier on a donc répété deux fois par semaine.

Loris : c’est un peu paradoxal. A la fois on a pris notre temps et on a été un peu pressés. Ce n’est pas comme un premier album qu’on prend le temps de faire. Sortir le deuxième presque quatre ans après ça commence à faire un peu long pour les gens. Il a fallu faire les choses bien mais assez rapidement et ce sera encore plus le cas pour le troisième. C’était une nouvelle expérience.

Combien de temps a duré l’enregistrement ?

Clément : Deux semaines pour les instruments et une grosse partie du chant et on a fini quelques chœurs et parties de chant chez la personne qui nous a enregistrés, dans son home studio.

Quand un titre dure plus de 10 minutes, c’est parce que vous vous laissez emporter ou c’est un choix délibéré ? Parce qu’il y a une grosse disparité dans la durée de vos titres.

Loris : que ce soit pour l’intro ou l’outro qui sont des morceaux assez courts ou pour le titre de plus de 10 minutes, on ne se fixe pas de limite. On ne rentre dans aucune case. On ne se dit pas qu’on va faire un morceau de 3 minutes pour la radio et être obligés de couper des titres parce que six minutes ça ne passe pas en radio. Concernant le dernier morceau, c’est le dénouement de l’histoire, ça implique forcément que ce soit un peu plus long. Et puis on avait un morceau de dix minutes sur le premier album, on en a un sur le second, ça fait un peu « marque de fabrique ».

Hopes of freedom

Parlez moi un peu de votre clip. Comment avez vous pu tourner un clip avec chevaliers et cheval ?

Loris : avec les moyens du bord !

Clément : On a juste fait appel aux bonnes personnes, c’est que des connaissances. On a la chance d’avoir près de chez nous une grande abbaye qui propose un spectacle son et lumières avec des cavaliers, on a des contacts avec eux et ils ont accepté de nous aider pour le clip. C’est les moyens du bord mais un peu plus.

Loris : De toutes façons, pour toutes les étapes de l’album on a essayé de pousser plus loin.

Et le tournage, le montage du clip ?

Loris : C’est le travail de Yanis Cacaux, qui avait réalisé le premier clip, personne adorable qui fait un travail monstrueux. La partie instrumentale a été filmée dans une cave d’un bar pirate à Rouen et les extérieurs à l’abbaye.

Clément : on a essayé de trouver des lieux qui collent à l’ambiance de la musique.

Pourquoi avoir choisi le folk metal comme mode d’expression artistique ? Avez-vous testé d’autres styles de musique au début du groupe ?

Loris : ça a toujours été du folk metal. Au début on se cherchait un peu et on était influencés par d’autres groupes comme Rhapsody of Fire, mais aujourd’hui je pense qu’on a notre identité et je suis assez fier de ça.

Clément : On fait du Hopes of Freedom.

L’album est sorti le 30 janvier. Vous avez fait de la scène depuis ?

Loris : pour la sortie de l’album on a rempli une salle de 350 personnes et ça prouve qu’il est possible de faire bouger les gens pour un concert de metal en France et en Normandie notamment.

Clément : on joue du metal assez accessible, très musical, avec un chant clair et des gens de tous horizons viennent nous dire qu’ils trouvent ça sympa, la cornemuse notamment.

Qui joue de la flûte et de la cornemuse sur l’album ?

Clément: Lucas crée les orchestrations sur ordinateur.

Loris : C’est le père de Lucas qui joue de la flûte et un contact à nous est venu enregistrer la cornemuse.

Mais sur scène ? Ils ne sont pas présents avec vous ?

Loris : on a les pistes enregistrées de toutes les orchestrations et on utilise un ordinateur mais on a fait venir les musiciens sur scène pour la sortie de l’album.

Clément : On a notamment fait un medley acoustique sur lequel on les a invités.

Vos prochains concerts ? En Normandie toujours ?

Loris : en mai au Havre. On a participé au Normandie Celtic Festival, c’était la première édition. C’était celtique pas metal et on s’est retrouvés avec Cécile Corbel, une harpiste mondialement connue. On a pu toucher un public qui ne se serait pas déplacé normalement pour nous.

Clément : on a aussi fait peur à des gens qui sont partis pendant le concert (rires).

Loris : des vieilles personnes qui ont eu peur que leur pacemaker lâche.

Votre pire et meilleur souvenir de concert ?

Clément : même les pires souvenirs constituent un patrimoine.

Loris : Moi j’en ai un pire. C’est arrivé deux fois, des coupures de courant en plein concert. Et la première fois on n’a pas su gérer. On a quitté la scène et on est allé boire des bières et jouer au baby foot et c’était la pire chose à faire. Aujourd’hui on resterait sur scène.

Clément : La deuxième fois on a fait une petite improvisation à la batterie puisque c’est le seul instrument qu’on entend quand il n’y a plus de courant. On arrive de mieux en mieux à gérer les problèmes techniques sur scène.

Loris : ces moments permettent aussi de communiquer avec le public.

Loris : public qui a d’ailleurs beaucoup de compassion dans ces moments là mais finalement c’est un moment ensemble.

Clément : mais le pire concert pour moi c’était le 17 mars. J’ai dû jouer sur une batterie électronique et ça a été très compliqué. Je ne sais pas si ça s’est beaucoup entendu mais pour moi c’était une horreur. Sinon les meilleurs souvenirs évidemment c’est les sorties d’album avec les invités, les salles remplies, le temps pour jouer tous nos morceaux et puis c’est bien préparé en amont. Pour la sortie du premier album on avait même des lance-flammes sur scène.

Vous préférez le studio ou la scène ?

Clément : la scène.

Loris : c’est sur scène qu’on peut vraiment s’exprimer et que les gens voient notre vraie nature. Sur scène on est tout le temps heureux et c’est ce qu’on veut communiquer aux gens. On s’éclate à faire ça et on veut que les gens s’éclatent à écouter ça aussi.

La rencontre avec Roger Weissier ?

Clément : pour ce deuxième album on a cherché à faire plus de promo et on a eu le contact par une journaliste et le chanteur d’un autre groupe qui nous a dit que si on voulait une bonne promo, c’était Roger qu’il fallait contacter.

Et vous voilà aujourd’hui à Paris. C’est un cauchemar pour des normands de venir ici ?

Clément : je viens régulièrement ici, je prends des cours de musique à Pigalle.

Loris: tu prends des cours de musique à Pigalle ? (rires)

Vous n’avez pas de date de concert prévue à Paris ?

Loris : non pas encore.

Clément : jusqu’en juillet on fait toute la Normandie mais on commence à travailler sur la France.

Loris : pas facile de trouver une date à Paris.

 Un petit mot sur l’Artwork ?

Loris : C’est Alexandre Chaigne qui a réalisé l’artwork de nos deux albums. Pochette comme livret intérieur. On lui fait un vieux croquis dégueulasse et on lui dit que grosso modo on veut ça avec telle couleur, avec telle ambiance et quelques semaines plus tard il nous sort un truc et c’est exactement ce qu’on veut à deux trois détails près. C’est assez magique.

 Vous êtes heureux aujourd’hui ?

Clément : oui. Aujourd’hui c’est la partie cool. Celle où on l’impression de récolter un peu les fruits de notre travail de composition. On est parfois tendus pendant l’enregistrement et lorsque l’album est sorti c’est vraiment le plaisir qui prend le dessus.

Le mot de la fin pour les lecteurs de Furieux ?

Clément : écoutez-nous, venez nous voir !

Un grand merci à Loris et Clément ainsi qu’à Roger Weissier de Replica promotion.

Cat

Avis aux Furieux de Normandie : Hopes of Freedom sera en concert  le 20 mai au Art Sport Café (le Havre) en compagnie des groupes Air Raid et Meline.

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